Behind the scene

La vraie beauté du safari, c’est cette humilité : accepter de n’être qu’un visiteur dans un monde qui n’a pas besoin de nous.

La préparation

La photographie animalière sauvage exige de la patience, de la persévérance et de l’acuité. Les guides nous apprennent beaucoup sur cette nature sauvage et exigeante, elle nous inspire un respect profond de la faune et la flore.

Les animaux dans la brousse ne posent pas et dans la plupart des cas, ils ne nous laissent que très peu de temps. Il faut être très réactif. Afin de perdre le moins de temps possible, je m’équipe de plusieurs objectifs et au moins deux appareils photos, afin que le bon appareil équipé du bon objectif soit à portée de main.

La voiture dans laquelle nous nous trouvons doit toujours s’arrêter à une distance suffisante afin de respecter leur espace et leur territoire. Le photographe devra toujours s’adapter à toutes les situations. Certaines espèces peuvent être plus ou moins agressives selon les situations, en plein repas, à la chasse ou avec leurs petits. La première règle que le guide répète : « NOUS SOMMES CHEZ EUX ! »

Afin d’être polyvalent et le plus réactif possible l’équipement doit être suffisamment vaste :

  • Des objectifs grand angle pour des photos de paysage ou des scènes nécessitant de larges prises de vues (15-24 mm, 24-70 mm…)
  • Des objectifs pour des portraits ou des scènes rapprochées (85mm, 105 mm macro…)
  • Différents téléobjectifs (80-200 mm, 120-300 mm…) pour des scènes éloignées.
  • Les « super » téléobjectifs, tels que les 400mm (certains avec doubleur intégré 400 x 1,4=520mm), 600mm, 300-800mm

Certains boitiers ou objectifs seront plus ou moins adaptés selon les scènes voulues. Les photos d’oiseaux ou d’animaux en mouvement rapide (course de guépard par exemple) nécessitent des objectifs dotés d’auto focus ultra rapide, une grande ouverture, très lumineux et de préférence légers afin d’avoir un meilleur suivi sans « bougé ».

Les appareils actuels nous permettent d’effectuer des photos de qualité optimale dans des conditions de lumière difficiles et ont aussi des systèmes de plus en plus perfectionnés qui compensent les vibrations qui pourraient nuire à la netteté finale de la photo.

Les processeurs actuels sont de plus en plus efficaces et rapides pour les appareils numériques. Chaque photo est capturée en très haute définition et nécessite donc suffisamment de mémoire avec un processeur rapide afin que chaque photo soit parfaitement enregistrée sans entraver la prochaine prise de vue. Des prises de vue en rafale d’oiseaux en vol par exemple.

L’électronique des appareils actuels évolue très vite, la gestion des contrastes ou le manque de lumière, la rapidité de traitement d’image et d’autofocus. Ceci est d’une grande aide, car la faune africaine sauvage est imprévisible et la lumière pas toujours évidente à dompter.

Sur place

L’accompagnement d’un bon guide nous apprends à mieux connaitre cette faune si vaste et complexe et nous permet ainsi d’anticiper les mouvements et les réactions de chaque animal. Nous devons rester vigilants à tout moment afin d’être le plus réactif possible.

Le guide avec qui je parcours la savane depuis de très nombreuses années, le long de tant de sentiers différents, connait tout de la faune et la flore locales. Il peut s’adapter à chaque animal, en fonction de son comportement et de la situation. Il connait tous ces chemins comme sa poche, et mieux encore. Les réserves naturelles que nous parcourons sont immenses.
Par exemple, la réserve sud-africaine «Sabi Sands», connue pour ses léopards a une surface de 650 km2. Elle est de taille moyenne, plus de 6 fois la ville de Paris. Le Kruger National Park est la réserve naturelle sud-africaine la plus connue, elle englobe environ la moitié́ de la Suisse : 19’500 km2.
Dans la brousse, très peu d’animaux sont vraiment dangereux, ils n’attaquent que s’ils sentent que leur progéniture ou leur nourriture sont menacées. Ce n’est qu’en respectant leur environnement et en gardant une certaine distance que l’on peut les photographier. Depuis des générations, ils savent que chaque voiture transportant des touristes ne constitue pas une menace. Ils nous ignorent.
Grace à de précieux indices, le guide fait tout son possible pour trouver un animal. En effet, chaque animal a un cri, des empreintes et des excréments spécifiques. Par ailleurs, certaines espèces d’oiseaux ou de singes s’entraident en transmettant un message par des cris et des chants pour signaler un danger. Chaque espèce a aussi un rythme de vie, de chasse et de repos différent.

Making of

«06h38», Le jour vient de se lever, c’est le meilleur moment pour prendre une photo avec une qualité de lumière incomparable. À cette heure-ci le soleil offre de magnifiques couleurs orangées, il est encore très bas à l’horizon et permet de ne pas créer d’ombres dans le visage de l’animal. La robe de nombreux mammifères de la brousse a été magnifiquement adapté à leur environnement, c’est leur camouflage. Le corps du guépard est taillé pour la course, tant son physique est fin et aérodynamique, jusqu’à ses poumons qui sont adaptés pour une meilleure endurance.
Le guépard se distingue par cette ligne noire partant des yeux, elle diminuerait les reflets néfastes du soleil dans leur yeux.

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